Le nouveau recueil de Matthias Vincenot, La discordance des temps, vient de paraître aux éditions Le Temps des Cerises. Pour se le procurer (10 Euros), outre le circuit des librairies, il est aussi possible de le commander directement sur le site http://www.letempsdescerises.net ou en envoyant un email à contact@letempsdescerises.net.
A cette occasion, plusieurs soirées de poésie, de musique et de chanson sont prévues :
• Lundi 19 janvier à la Sorbonne (21 heures, amphi Richelieu) :
François–Eric GENDRON, Julie DEBAZAC et Julie DURAND liront des poèmes du recueil,
Bertrand LOUIS et Séverine, Eric GUILLETON et Gaëlle COTTE en chanteront. Avec le multi–instrumentiste Etienne CHAMPOLLION
Avec les interventions de Pierre BRUNEL (Professeur émérite à l'Université de Paris–Sorbonne) et Giovanni DOTOLI (Professeur à l'Université de Bari, Italie, et poète, auteur de la postface).
Entrée libre sur réservation : action-culturelle@paris-sorbonne.fr / 01 40 46 33 72
• Tous les lundis de février à 20 heures 30, Matthias VINCENOT est au Connétable (55, rue des Archives 75003 Paris, métro Rambuteau), avec des invités chaque soir :
• Lundi 2 février : Avec ARBON et Elise BELMONT
• Lundi 9 février : Avec Didier SUSTRAC, Jean LAPIERRE et René IRRA
• Lundi 16 février : Avec Thierry SECHAN et Eric GUILLETON
• Lundi 23 février : Avec François CORBIER et Clarisse LAVANANT
Libre participation.
Réservations : poesiechanson@yahoo.fr / 06 60 26 68 00.

Ce qui n’est pas mais qui existe
Au creux de ses amours d’enfance
Ou bien ailleurs, mais assez loin
Pour avoir l’air de ne plus être
La chronologie se balance
Ce rien qui, un instant, hésite
Ce qui aurait pu
Si d’autres moments
Si d’autres amours ou d’autres passantes
Ce que le hasard fait de l’existence…
Ce que les regards contiennent parfois
Ce qui a été
Ce qu’on n’a pas su
Ou bien qu’on savait
Ce qui s’évapore et revient
Du plus profond de son oubli
Et qui était en fait au bord de la mémoire
Il y a ce qui nous retient de nos errances
Ce qu’on a fait de soi, de rien
Ce qu’on a laissé du hasard
Sur le chemin
Ce qu’on croyait et qui existe
Ce qu’on a cru a existé
Ce qu’on n’a pas vu tout de suite
Ce qu’on s’interdit
Ce qui aurait pu si un autre jour…
Si on avait dit...
Ce qu’on aurait dit si un autre jour…
Ce qu’on aurait pu
Il suffit d’on ne sait
Quel hasard en quel lieu
Et c’est un autre hasard
Et c’est un autre lieu
Sait-on ce qui s’enfuit
Ce qui s’en va
Ce qui n’est pas mais qui existe
Ce rien qui, un instant, hésite
Ce n’est qu’une histoire
De minutes et de vent
Quand on rate un moment
On y laisse sa vie
Extrait de La discordance des temps (Le Temps des Cerises, 2009).
"Le sang de la vie s’écoule dans tes poèmes, en illuminant tes mots d'une intensité immédiate et charnelle, contre la boue qui nous entoure. Poète de la patience, tu ne te soustrais jamais à la lecture des regards, des panoramas, des visages, des sensations. Ta beauté idéeacute;ale est dans la contemplation du normal, qui te donne le ressort du sublime".
Extrait de la lettre-postface de Giovanni Dotoli à La discordance des temps (Le Temps des Cerises, 2009)